Programme

Séminaire organisé par l’axe DALI

Conférencier invité : Michael Beißwenger, TU Dortmund University

Date : mercredi 26 juin 2013, 16h, MSH, amphi 220

Thème : Building a Reference Corpus of Computer-Mediated Communication : Issues at the Interface of Linguistics, Text Technology and Natural Language Processing

Résumé

Séminaire organisé par l’axe Structures syntaxiques

Conférencier invité : Jan Lazar, enseignant-chercheur à l’Université d’Ostrava, République tchèque

Date : vendredi 19 avril 2013, 14h, MSH, amphi 220

Thème : Le discours électronique médié : de la graphie vers la morphosyntaxe

Résumé

Séminaire organisé par l’axe SPD

Conférencier invité : Claude Duée, professeure à l’Université de Castilla – La Mancha de Ciudad Real, Espagne

Date : jeudi 13 décembre 2012, 17h15, amphi 220 à la MSH

Thème : De l’aspect à l’évidentialité : les semi-copules fr. se faire / esp. hacerse + attribut

Résumé
Les verbes fr. se faire et esp. hacerse, semi-copules, résultats d’une lexicalisation et d’une grammaticalisation, peuvent entrer dans une structure prédicative qui, comme la littérature contrastive le précise, signifie habituellement ‘devenir’. Si cet emploi est aspectuel dans les deux langues, il est doublé, en espagnol, d’un emploi évidentiel, tout autant généralisé que le sens de ‘devenir’, ce que souligne le Diccionario de uso del español qui mentionne le verbe hacerse comme équivalent de parecer (‘sembler’) (hacérsele a alguien cierta cosa). Ainsi : Se me hace que no están muy bien avenidos : ‘Il me semble qu’ils ne s’entendent pas très bien’.
Par ailleurs, en français, Le Trésor de la Langue Française (TLF) reconnaît également cet emploi qui est cependant loin d’être étendu comme en espagnol. Il signale que se faire + adj. signifie parfois ‘commencer à être et paraître’. Il cite comme exemple se faire doux, petit, belle.
Enfin, la littérature contrastive donne les deux verbes se faire et hacerse comme généralement équivalents. Or, comme le montrent les exemples suivants, ce sont de faux amis :
(a) La unidad política se hace efectiva.
(b) *L’unité politique se fait effective/réelle.
(a) *La mujer se hace guapa (sauf Amérique du sud)
(b) La mujer se pone guapa/se vuelve guapa…
(c) La femme se fait belle/devient belle
Nous voudrions donc analyser, dans un premier temps, les convergences et les divergences d’un point de vue sémantique et syntaxique des deux verbes, sachant qu’une étude préalable de la sémantique des adjectifs attributs est nécessaire puisque c’est cette relation entre attribut et verbe qui déterminera la grammaticalité ou l’acceptabilité du verbe semi-copule. Dans un deuxième temps, nous évaluerons les différents emplois des verbes se faire / hacerse + attribut.

Séminaire organisé par l’axe DALI

Conférencier invité : Randall Sadler, The University of Illinois at Urbana-Champaign, USA

Date : vendredi 16 novembre, 10h-12h, salle 112 à Gergovia

Thème : Virtual Worlds, Young Learners, and Language Learning

Résumé
One of the main strengths of Virtual Worlds like Second Life is that they provide a multiuser 3-D environment that may be used for either classroom-based or autonomous language learning. While most of the research into the use of VWs has focused on older language learners, VWs also have great potential for young learners, for whom a ’virtual’ life is now normal. While Second Life is one of the most popular VWs at the current time, there are a number of other VW platforms that, taken together, dwarf Second Life in terms of users. A few of these include : Active Worlds, Entropia Universe, Club Penguin ; and MMOGs like the World of Warcraft, Runescape, Lineage II, etc. In addition to these worlds, there are also more customized environments such as Croquet and OpenSimulator. This presentation will provide an overview of Virtual Worlds and their place in education, followed by a discussion of an ongoing (2 years so far) telecollaboration project that makes use of Second Life with groups of students located in Canada, Spain, and Austria. Starting when the students were six years-old the VW was used for a variety of functions ranging from teaching directions to creating custom machinima used by the students for a unit focused on healthy habits. The venues used for the research will be shown in the VW itself, and images and movies of the collaboration will be discussed.

Bio
Randall Sadler is an Associate Professor of Linguistics at the University of Illinois at Urbana-Champaign, where he teaches courses on Computer-Mediated Communication and Language Learning (CMCLL), Virtual Worlds and Language Learning (VWLL) and Teaching of Second Language Reading and Writing. His main research focus is on the role of technology in language learning, with a particular focus on how Virtual Worlds may be used to enhance that process. He has published in these areas in journals including the Journal of English for Academic Purposes, CALICO Journal, and Computers & Education. His latest book, Virtual Worlds, Telecollaboration, and Language Learning : From Theory to Practice will be published by Peter Lang. He is also the co-owner of the EduNation Islands, which are located in the Virtual World Second Life, where he may often be found in the guise of his avatar Randall Renoir.

Séminaire organisé par l’axe SPD

Conférencier invité : Henning Nølke, professeur à l’Université d’Aarhus, Danemark

Date : jeudi 4 octobre, 17h15, l’amphi 220 à la MSH

Thème : Le potentiel explicatif de la notion de focalisation

Résumé
La notion de focus a été largement reconnue parmi les linguistes comme formant un élément crucial de la structure informationnelle de l’énoncé. Il n’empêche que le sens exact attaché à ce terme n’a que trop rarement été spécifié. Pour certains linguistes, "focus" désigne un phénomène purement syntaxique, pour d’autres il est fondamentalement prosodique, alors qu’encore d’autres considèrent le "focus" comme un concept sémantico-pragmatique. Dans cet exposé, je voudrais tenter d’arriver à une description de la focalisation qui corresponde autant que possible à l’intuition primitive qui se cache derrière les différentes élaborations du concept. L’approche adoptée est modulaire et énonciative et prend en compte les différents niveaux d’articulation de la langue. Même si elle a été élaborée pour le français, j’ai l’espoir que ses principes fondamentaux auront une portée plus large. Il va de soi que les langues sont susceptibles de manifester de la variation paramétrique, mais les principes fondamentaux seront supposés universels. La focalisation, telle que je la conçois et la définis, s’est avérée avoir une grande valeur pédagogique et explicative. De nombreux aspects grammaticaux trouvent une description qui est à la fois plus simple et plus précise que celles offertes par les méthodes traditionnelles et - surtout - elle nous permet de voir et de mieux comprendre et apprécier les relations étroites et les interdépendances existant entre les différents niveaux de la description grammaticale ou linguistique : depuis la prosodie jusqu’à la valeur communicative en passant par le lexique, la morphologie, la syntaxe. Afin de donner une idée de ce grand potentiel explicatif, je proposerai, dans la deuxième partie de cet exposé, quelques analyses concrètes de différents phénomènes linguistiques. Il s’agira notamment de l’ordre des mots et de la position de l’adjectif épithète, mais aussi de la fonction de la prosodie, du rapport au contexte, etc.