Résumé de thèse

L’indexicalité du sens et l’opposition « en intension » / « en extension »

Mon travail de thèse a consisté à fonder une théorie sémantique à partir du postulat selon lequel le sens et le référent sont de la même nature, définissable par une notion de “rapport” ou de “propriété extrinsèque”. La notion d’ “objet”, qui généralise celle de référent, est alors définie comme le point focal, vide de toute « substance », d’une infinité potentielle de rapports. Ainsi, l’objet est perçu et conçu sans la médiation de propriétés descriptives et/ou objectives, mais par “homologation directe” des rapports qu’il permet. Cette thèse phénoménologique, directement inspirée d’une critique du référentialisme, amène à substituer l’ “homologation directe” à la classification, ce qui est rendu possible par une définition des notions de mise “en intension” et de mise “en extension”. Ces notions permettent une approche originale du problème des “référents évolutifs” et permettent de caractériser la métonymie, la synecdoque et la métaphore, ainsi que certains emplois problématiques du pronom il, dont la signification est également définie, à travers une notion d’ “individuation”. D’autre part, les catégories lexicales nominale et prépositionnelle sont caractérisées, sans faire appel à la schématicité ni à la compositionalité. La catégorie du nom propre reçoit également une définition expliquant ses principales propriétés. Enfin, la théorisation de la polysémie et de l’homonymie clôt la construction et la consolidation de la théorie. Deux parties applicatives confirment l’ensemble des hypothèses : la détermination des significations des prépositions à et de, et la caractérisation de la motivation linguistique de la construction transitive directe de commencer.